lundi 10 août 2015

Marché aux bestiaux.

Ce matin, réveil très difficile à 6h30. Trois raisons.
1- J’me suis couchée à 3h
2- avec des mojitos dans la tronche
3- Hector m’a réveillé à 4h30 pour rentrer chez lui. 
Haha. Dormi 3h, j’suis au top de moi même. Et il fait froid en plus , difficile de sortir de sous ma couverture. Mais,  j’me bouge la nouille parce que je vais voir le marché aux bestiaux. Ca rigole pas, c’est ThE attraction.  Oui, oui, messieurs dames, si vous ouvrez votre Guide du Routard à la page Otavalo, vous pouvez pas le louper. Haha. En vrai, y a d’autres trucs sympas a Otavalo un. 





Petit dej’ rapide : un café, des oeufs, du pain. Et hop ! Hier, Hector m’a expliqué vaguement comment y aller à pied. Même pas j’me suis perdue. Trop forte. Sens de l’orientation : puissance 1000. 

Il est 7h30, il y a pas mal de monde. Je m’attendais à plus impressionnant en vrai. Mais c’est chouette. Il y a plusieurs espaces pour les différents animaux : à l’entrée les alpagas, un parc pour les bovins, un autre pour les cochons et les moutons, et un autre pour les petits animaux (chiens, chats, poulets, cochons d’inde, lapins, coq de combats, dinde, dindons, oie, canards ..). Ca m’a rappelé quand j’allais sur le marché avec Papa quand j’étais petite. Ce que je préférais c’était allez voir les animaux. Bah j’vous rassure j’ai pas changé. Haha. J’ai kiffé du coup.








Bon par contre, niveau traitement des animaux, on est moyen. Brigitte Bardot doit se retourner dans sa tombe. Non ? Z’êtes surs ? Ha. Pardon. Toutes mes condoléances excuses. Il sont dans des toutes petites cages, les uns sur les autres. Pas toujours en bonne santé. Mais ils sont quand même trop mignoooons. J’ai failli repartir avec un chiot. 4 dollars c’était cadeau non ? 

J’ai assisté à mon premier combat de coq. J’ai beaucoup rit sur le slogan du vendeur de coqs : « Naciendo para matar » = « Né pour tuer ». Hum, pénard le film d’horreur. Mais effectivement ils sont plutôt hargneux les gallinacés. 



J’ai aussi vu le sosie de Tina Turner aussi. J’ai ris un moment. Haha. J’veux l’adresse de ton coiffeur ma poule. 





Les cochons et les truies sont hyper impressionnants. Quand ils se mettent à s’agiter tout le monde se barre en courant. Haha.

J’ai aussi vu la plus grosse vache du monde. Sérieux ? Elle a bouffé les anabolisants de qui ? Je crois que c’est une VGM mais chut, c’est un secret. Mais si, une Vache Génétiquement Modifiée.

Le plus frappant dans ce marché ? Les touristes. Beaucoup de français. Qui prennent tous des photos. De tout et de rien. Ca m’a mis grandement mal à l’aise, et j’ai eu du mal à sortir mon appareil. Et entendre certains commentaires de touristes français m’a fait de la peine aussi. Cette façon de juger ce qu’il se passe ici sans vergogne. Putain mais t’es qui toi avec tes pompes Quechua sérieux pour te permettre de dire ce qui est bien ou pas ?? Bref. 

Et je ne me lasse pas de regarder ces femmes indigènes et ses enfants sublimes. Une vieille femme vient m’aborder. Pour me vendre ses tissages. Mais on discute. C’est magnifique ce qu’elle fait. Et d’une précision incroyable. Elle me montre comment elle réalise tout ca. J’en profite pour lui demander ce que représente ce collier de perles couleur or que toutes les femmes arborent. Le soleil. Simple et efficace. Et les bracelets rouges : c’est pour éloigner les mauvaises personnes et le mal en général. J’ai le mien au poignet droit il peut rien m’arriver. 

Ca ricane, ca marchande, ca fait des affaires. Ca vie quoi. 








































Samedi 8 aout 2015 


Ps : Joyeux anniversaire Lucho « Fuerza Reggaeton » Herrera ;)

Week end à Intag

Aujourd’hui avec Hector, on se barre en week end. A Intag. Non j’vais pas tweeter un truc après. Intag j’ai dis. C’est une région a une heure et demi d’Otavalo. Dans la montagne. C’est bien vert. 
La rivière traverse ce petit paradis. Il y a un fort courant, mais à quelques endroits se sont formées des petites piscines naturelles. 

On va aller dormir dans une cabane en bois, au bord de la rivière. Ca appartient à son oncle. Penard la mafia. Il nous fait un prix. Sympa Tonton. Je suis fan de la cabane. Je veux une maison comme ça quand je serai grande. 


On se repose du voyage. Dans les hamacs qui sont là. Le temps est parfait ici. Du soleil, un vent frais pour se rafraichir. 





Par contre c’est cher. Mais je compare avec la Colombie aussi, alors je suis un peu perdue. 

L’attraction du coin, ce sont les piscines d’eaux thermales. Moi tu me dis ça, j’pense cratères d’eau dans la montagne, au milieu des arbres. Bah alors pas du tout. Ce sont des piscines en dures, crées par des gens. Mais c’est quand même super bon. Le jeudi matin on s’est levés à 6h30 pour aller profiter des piscines quand il fait frais. Raaaaah. Le kiff. 




On y restera jusqu’au vendredi. A se baigner dans la rivière fraiche. Se détendre dans les piscines bouillantes. Regarder les enfants jouer dans l’eau. Se régaler au restaurant avec vue sur la rivière.  

J’ai tenté un cours de natation aussi. C’est super difficile en vrai. D’arriver à expliquer comment tu fais pour faire ce mouvement, si naturel pour toi. Et les petites filles étaient pas hyper concentrées.  Après elles ont voulu que je les apprenne à sauter dans l’eau. Euh non, il y a un mètre de profondeur. Je finirai pas tétraplégique pour vos beaux yeux les filles. Haha. 




Ca a, comme d’habitude, été très difficile de quitter cet endroit. Non, non, pas sentimentalement. Véhiculement. Haha. On a attendu le bus 2h. Il devait passer a 11h. A 13h, toujours rien. Un mec en camionnette a fini par nous prendre. Par contre, on l’a payé. J’ai toujours pas compris le principe du stop ici. Haha. 

Repos du guerrier. Et le soir, on a filé au bar d’Hector. Il est vraiment chouette son bar : la déco, la musique, les conso. Bien. Je danse, je geeke (bien trop), je ris, je goute les mojitos, je discute (pas assez), j’écoute ce jeune homme jouer de la guitare, j’appelle Papa et Maman. Rentrée a 3h. Raccompagnée par les cousins d’Hector. Merci les gars. 


Du mercredi 5 aout au vendredi 7 aout 2015

mardi 4 août 2015

Rando et crêpes au poulet.

Après une bonne nuit sur le canapé lit de Hector, j’me réveille avec la vue sur le volcan Cotacachi : La mama, comme on l’appelle ici. 
La mama. 

Et el papa, c’est l’autre avec son sommet noir et son petit coeur sur son flanc : L'imbabura. La Mama a la tête dégagée, je peux apercevoir son sommet enneigé. Le ciel est bleu, le soleil bien présent, et le vent frais aussi. C’est bon. 

J’me réveille doucement. Et Hector aussi. On va se chercher des oeufs, du pain, des tomates del arbol. On se fait un petit dej de roi. Oeufs brouillés avec le reste de légumes d’hier, un café, un jugo, du pain grillé. Hummm. Je suis en forme pour la journée. Hector doit aller à Ibarra pour un IRM du genou. Il m’amène sur le balcon d’Otavalo, point de départ de ma randonnée du jour. Il m’a expliqué les lieux importants pour pas que je ne me perdes.

Je commence par grimper une petite route pavée. La vue sur la ville d’Otavalo est magnifique. Avec Papa et Maman en fond. Le ciel bleu. Pfiou, j’me sens comme la reine du monde. 


La montée est difficile étant donné qu’on est a 2530m d’altitude. Mon essoufflement me reprend, ça faisait longtemps. Condition physique : zéro. Je suis pas prête de monter en haut du volcan. Hahha. 




El Papa. 




Je marche un moment. Croise un premier taxi, le mec s’arrête. Il me demande quelle langue je parle. Je lui répond « français » en espagnol. Haha. Il me demande si je vais au Parque de Condor. Oui. C’est fermé? Ha merde. Non, non j’veux pas redescendre avec toi dans le taxi. Je marche un peu. Mais c’est gentil de demander. 

Un peu plus tard, un autre taxi s’arrête. Avec un américain et un guide équatorien. Je lui parle en espagnol. L’américain pige que dalle. L’équatorien m’explique qu’il ne parle pas un mot d’espagnol, et que lui ne parle pas un mot d’anglais. Je lui propose de lui donner des cours. Il prend mon numéro. Eux aussi, me disent, que le parc del condor est fermé. Le lundi et le mardi. Ha, pas d’bol Jean Paul. 

Je continue. Et arrive au lago San Pablo.  C’est beau. Il s’étend au milieu des montagnes. Il y a vent de fous. Mais le soleil est toujours là. Beaucoup de poussières dans la tronche, mais grâce à la casquette d’Hector rien ne peut m’arriver. Haha. 


Lago San Pablo.












Je demande mon chemin à un vieux monsieur. Je suis sur le bon ? Cool. Je redescend la montagne que je viens de monter. Et arrive à une petite rivière. Deux personnes lavent leur linge. Ils ont raison, ça va bien sécher aujourd’hui. Haha.


 Un peu plus loin, j’entends le bruit d’une cascade en bas. Haha. Je suis pas loin de la cascade de Péguche. Mais j’ai l’impression que je me suis plantée de route. Pas de souci, je trouve un petit chemin de terre qui descend à pic. Et me voila en face de la cascade. Wouaaaw. Elle en jette. 



Cascade de Peguche.





Le lieu est sympa et bien aménagé. Avec pas mal de petits chemins prêts de la rivière. C’est joli. 

Et puis je reprends la route d’Otavalo. Une jolie balade de 4 bonnes heures. CA fait du bien de marcher un peu dans la montagne toute seule. J’aime ce sentiment de liberté. Et j’me sens toujours bien là bas. 


Calendrier Incas.

Boutique à l'entrée des cascades.






J’ai pas mangé. Je m’arrête à ma boulangerie préférée à côté du terminal de bus. Je mange deux petits pains. Il est 13h30. Je m’arrête au parc principal pour aller consulter mon ami. Haha. C’est comme ça que l’appelle Hector : comprenez que je vais un peu sur internet. Je traine ici, jusqu’à ce qu’Hector m’appelle. Vers 15h. J’aime bien cet endroit. Il y a pas mal de gens de différents milieux et cultures. C’est un chouette mélange.






Il vient me chercher en voiture. Lui aussi a mangé du pain. Donc a pas trop faim. On va se faire une petite balade. Il m’emmène jusqu’au lago Cuicocha (cui : petit , cocha : lac => en kichwa) : c’est un ancien cratère rempli d’eau. La vue est à couper le souffle. On reste ici un moment, mais le vent froid nous fait changer de cap. 
Lago Cuicocha. 






On file au village de Cotocachi. La capitale du cuir. C’est mignon. Et c’est marrant mais la configuration de la ville me fait penser à Salamina. 
On reste pas longtemps. On file au bord du lac de San PAblo
où je suis allée ce matin. MAis là on se pause au bord. On regarde les oiseaux s’amuser dans l’eau. 




Et puis 17h, on commence à avoir la dalle. Ok on va se faire un repas de princes. Je fais des crêpes salées et un gateau au citron ? Tu t’occupes du poulet à la crème ? Banco. On va acheter tout ça. ET on rentre à l’appart. On s’affaire derrière les fourneaux. Résultat : on mange à 19h. Et c’est une petite tuerie. Son poulet est délicieux et mes crêpes vont bien avec. Et pour une fois j’ai pas raté le gateau. Haha. 

Par contre on s’est fait une petite partie de yam après. Le gage ? Celui qui perd fait la vaisselle. Et fais le petit dej pour l’autre et lui apporte au lit. J’étais sure de gagner. J’me suis pris la branlée de l’année. M’en fous. Heureux aux jeux, malheureux en amour. Et pof ! 


Lundi  3 aout 2015