lundi 28 mars 2016

La ciel, la mer et Josip.

Ce matin, j'me réveille mi confiante, mi apeurée. La bouche pâteuse en plus. La faute aux bières et au whisky d'hier soir. Je fais mon sac, sans savoir vraiment ce que je fais. Hier, j'ai lancé les dés pour décider de ma destination : ce sera la côte. Je prépare mon écriteau pour faire du stop "Seaside = Obala" . C'est parti pour la vraie aventure.

On se prend un petit dej' tous ensemble. Et on se sépare. Gros calin. C'était super les enfants, vous êtes géniaux. L'oubliez pas. Ana va dans sa famille à Celje pour le week end de Pâques.

Petit aparté. Pâques pour les slovènes c'est hyper important. Genre autant que Noël, voire plus. Le vendredi, ils doivent pas manger de viande. Ana comme elle est végétarienne, elle se fait son truc à elle : elle mange que des fruits et des légumes et pas d'alcool. Donc hier c'était bière sans alcool pour la demoiselle. On rigole pas avec Dieu. Le samedi, ils vont tous à l'église pour faire bénir leur nourriture. Et ils vont cuisiner ça, chez eux tous ensemble. Et le dimanche c'est grosse bouffe. Ils mangent les oeufs qu'ils peignent en rouge pour le sang du Christ. De la viande, du pain pour le corps. Et du radis. Celui là c'est mon préféré. Ils mangent ça pour pouvoir ressentir la douleur qu'a eu Jesus quand on l'a crucifié; parce que ça pique quand on le mange. Haha. Genre. Il a pas eu un peu plus mal que ça ? Trop chou. Et le lundi, c'est repos pour digérer. Donc bref, ce week end est vraiment particulier ici.

Pour reprendre mon histoire, les potes (ou le couple d'ailleurs) canadien et écossais quant à eux, partent en direction de l'aéroport pour un retour à la maison.
On marche un bout de temps ensemble. On s'arrête dans une boulangerie. Petit feuiletté de la mort qui tue. C'est officiel, je vais re reprendre mes kilos ici. Easy.
Je les laisse au bout de la route. Moi je file direction Koper, ville de la côte. Bon retour les gars et merci pour la bonne énergie.

Je marche un peu pour trouver un bon spot pour m'arrêter et commencer à faire du stop. J'avance à bon rythme et vois trois types dans un van vert qui me regardent. Je leur fais signe. Ils m'ouvrent la porte arrière alors qu'ils sont arrêtés au feu. "Vous allez où? " A Triglav qu'ils me disent. Tout ça en anglais, un . Ouais j'ai progressé pendant la nuit. Haha. Je fais ma mine déçue et leur dis que je vais sur la côte. Ils me proposent de m'emmener jusqu'au spot idéal pour que je fasse du stop. Thanks les gars. Ils me proposent de venir avec eux. Il fait trop froid là haut, j'suis pas équipée. Dommage, ils avaient l'air vraiment sympa. A une prochaine, les gars. Peut être en juin.

Je pose mon sac. Sors ma pancarte faite avec amour, et dégaine mon plus beau sourire. Je regarde l'heure 11h14. Il pleuviotte, ça va bien se passer. Les conducteurs me font tous un petit signe désolé quand ils peuvent pas me prendre. Ca donne du baume au coeur je trouve. Finalement, un type tout seul s'arrête. Il est 11h18. Ok, je crois que j'ai battu un record. Trop facile.

Je monte dans la voiture. Rachel. Josip. Il va a Izola. Parfait. J'ai pas peur de lui, mais j'ai mes aprehensions de jeune fille francaise conditionnee depuis toutes ces annees. On discute. Et il se confie assez vite. Il a un cancer hyper rare, le meme que Steeve Jobs. Il m'en parle a coeur ouvert, ça le surprend lui même. Il est touchant. Je lui demande où je peux dormir là bas. Il me propose rapidement de m'héberger chez lui. Je suis hésitante. Je ne réponds pas grand chose. Il me met en confiance.

Le trajet passe vite. On passe un tunnel, et BIM la côte apparait. Il fait soleil. Le thermomètre affiche plus de 15 degrés. J'ai vraiment fait le bon choix.

Il y a des oliviers sur les collines, la mer Adriatique a perte de vue. Josip m'explique que c'est l'endroit le plus au nord du monde où les oliviers poussent. Ca donne à l'huile d'olive un gout particulier.
On passe devant Koper, qui ne m'inspire pas des masses. Et on arrive à Izola. C'est une petite ville de pêcheurs bourrée de charme.
Il m'emène a son petit studio. Il n'y a qu'une pièce et la salle de bain. Je ne vois qu'un lit. Je lui explique que c'est juste pas possible que je reste ici du coup. Il ré aménage l'appart et m'explique qu'il y a deux lits. Ah, ok, vu sous cet angle. 

Il me dit de réfléchir. Et me propose d'aller boire un café. On part à pied. Le soleil est au rendez vous. Il fait mon temps préféré. Soleil avec un petit vent frais. On prend un petit chemin, et on arriver à la mer. Waouw. On aperçoit Koper et l'Italie en face. L'eau est turquoise et transparente. L'air est rempli d'odeur iodée. J'me sens chez moi l'espace d'un instant. C'est bon. 

La ville est paisible et familial. Les maisons sont colorées. Le front de mer est sublime. Il y a des bateaux dans le port. Les gens mangent des glaces au soleil. Les enfants font du roller et de la trottinette. Les amoureux sont allongés sur des espèces de lit-bancs publics. Il y a une petite brocante. Avec notamment des miroirs à main sublimissimes. Ca sent les crêpes et la pizza. Dans le centre, les ruelles sont étroites et bourrées de charme. Le linge sèche aux fenêtres. On s'arrête boire un café au soleil. On discute. Je lui parle de mon amoureux. Et je crois lui redonner foi en tout ça. Il n'y croit plus beaucoup depuis le divorce. 

Et puis, il veut m'inviter à manger. Je lui explique que je n'ai pas l'habitude d'autant de gentillesse spontanee. Mais je suis très touchée. J'essaierai de payer, en vain. On va manger en face du café. Du poisson frais. Des mini sardines (sardela en slovène) : une assiette de panées et une assiette de grillées. Avec des patates frites. On se régale. 

Et puis, il doit aller chercher l'autre jeu de clé chez son père. On se retrouve ce soir. Oui, j'ai décidé de lui faire confiance, je reste dormir. J'espère bien faire. 

Je retourne donc au centre toute seule. Je m'allonge sur un banc au bord de mer. Profite juste du soleil sur ma peau et de l'air frais marin. Je m'assoupis et me réveille sentant mon coeur battre dans ma poitrine. C'est officiel je suis plus en vie que jamais. 

Je flâne dans la brocante. Sourie aux gens. Et là qu'est ce que j'entends ? De la flûte de pan. Devinez quoi les copains ? Les péruviens ! Les mêmes qu'à La rochelle. J'ai un fou rire. Les mecs sont partout. 

Je me perds dans les ruelles. Prends des photos. Et retourne au bord de mer. Un lit-banc public s'est libéré. Je m'y installe. Et commence un nouveau livre : "Le guerrier pacifique" de Dan Millman. Un cadeau. Je dévore chaque phrase et ai envie de connaitre la suite. Je vous le conseille. Les enfants me disent bonjour en slovène "Dober dan". Ils me passent au dessus sans avoir peur. Ils me sourient. Deux petites jumelles font de la trotinette à toute allure. 

Et puis le soleil se couche. Un de mes plus beaux. Les couleurs sont incroyables. Les bateaux au loin font un joli tableau. Je profite de chaque moment. Et puis la grosse boule rouge disparait complètement. Emmenant les reflets qu'elle faisait sur l'eau. Il fait plus froid. Je prends la route de la maison. Je pleure tellement c'est beau et je suis heureuse. 

Je passe devant un bar. Et là qu'est ce que j'entends ?! Non pas ENCORE les péruviens. Haha. Maitre Gims les gars. Ouais ma gueule. Dans les enceintes. Gros big up. Et re gros fou rire. 

Je rentre donc avec ce ciel de fou et le froid qui tombe. Josip est devant la maison, il fume sa clope. On discute. Je rentre. Il a allumé le radiateur d'appoint (ndrl : ma passion depuis enfant. Avec les sèche cheveux.), une petite lumière so cosy. On est bien. Il me fait des pâtes à la sauce tomate. Je ne sais plus comment le remercier. Il refuse presque que je fasse la vaisselle. Mais j'arrive à la faire, avec mon fameux dicton "Celui qui cuisine, n'est pas celui qui lave." Enfin un truc du genre. 

Il sort voir des amis. Et me laisse toute seule. Ils sont entre hommes slovènes, il m'épargne ça. Merci. Une douche chaude, un petit coup de parano,  je lis et je file au dodo. J'ai plutôt bien dormi malgrė une petite peur complètement irrationnelle. 

Samedi 26 mars 2016


























Un vendredi a Ljubljana.

Admirer la vie slovène : les filles aux cheveux colorés, les looks divers, les attitudes, les familles qui ont l'air heureux, les enfants qui courent partout et qui rient, les filles superbes et magnifiquement maquillés, les rockeuses, les vélos si bien décorés avec fleurs et pampilles.

Flaner au central market pour le festival de nourriture qui a lieu chaque vendredi. HAlluciner devant tant de monde. Si différent. Baver devant a peu près tous les stands. Et craquer sur un burger végétarien pour pas changer. Et un espece de cheesecake délicieux.

Chiller dans plusieurs cafés. Ecrire. Boire un jus ou un thé. Manger un dessert affreusement mauvais. En rire. Être touchée pr l'attention du serveur qui essaie gentilment de te dire qu'il se rapelle de toi la dernière fois. Sourire.

Passer une soirée mémorable avec trois slovènes, un canadien et un écossais. Ne rien piger à ce que dis l'écossais. Rire beaucoup. Être hyper concentrée sur ce que dit tout le monde avec un anglais exemplaire. Rire de leurs conneries quand tu les comprends. Frissoner quand le canadien prend la guitare et chante avec sa voix puissante. Avoir un fou rire quand ils font l'accent français ou l'accent anglais. Parler de tout et de rien. De musique, de langues ou juste de voyage. Leur faire écouter Edith Piaf et les voir chanter. Leur parler de Mathias Malzieu avec ds étoiles pleins les yeux. Avoir des fulgurances de langages et les faire mourir de rire. Être frustrée et heureuse en même temps. Avec la peur de dormir dehors le lendemain.

Vendredi 25 mars 2016

samedi 26 mars 2016

Perfect day to Bled.

Ce matin, j'ai eu droit à une grasse mat' parce qu'Ana travaille pas. Je me suis fait réveiller par le soleil qui me chatouillait le nez. Sensation de zenitude absolue. Petit thė tranquille, j'me réveille doucement, je traîne sur Internet et c'est déjà l'heure de décoller.
On file a Bled en bus. Le soleil s'est un peu caché, mais la bas il beau, c'est l'Internet qui le dit. On papote tout le trajet avec Ana, on se marre bien. Elle a une super vive, du coup moi j'ai une belle énergie et c'est trop bon. J'ai l'impression qu'on se connaît depuis toujours. Même si j'ai toujours un peu de mal a articuler mes mots en anglais, on arrive a se comprendre.
La route pour aller au lac de Bled est incroyable. C'est vert, parsemė de petits villages, avec les montagnes enneigées en fond. Pffiouuu.  Je suis comme un gamine. Comment ca, comme d'hab? Ouais, ok, z'avez raison.
On arrive donc a Bled, on n'a pas vu le temps passer. Il fait beau et frais,,mon temps,préféré. Il n'y a pas grand monde,  C'est super paisible. Ana me dit que les weekends et l'été, c'est un peu plus blindė. On file dans un resto végétarien  qu'Ana veut tester depuis longtemps. Petits burgers de la mort qui tue. On se régale. Je réitère mais les végétariens sont clairement  les meilleurs cuistots du monde.
Et puis on va se ballader autour du lac. La rando est incroyable. Avec des vues différentes sur le lac, toutes plus belles les unes que les autres. On grimpe en haut du château pour avoir une meilleure vue. Cest impressionnant cette petite île au milieu de ce grand lac. Sans soleil, l'endroit est assez mystique. On se croirait dans Shutter Island. C'est pas le première fois que ca me fait cet effet d'ailleurs. Ljubljana est une ville vachement verte, et sans leurs feuilles les arbres sont assez effrayants et paraissent être envie' comme dans Blanche-Neige ou Big Fish. Et les façades de certaines maisons recouvertes de liere pas encore en fleur renforce le côté maison hantée.  Je suis assez fan. C'est officiel, quand et si j'ai une maison un jour,  Je veux une plante grimpant sur mes murs. Trop de charisme.
Bref.
On se raconte nos vies, nos goûts. On s'emmerveille devant ce cygne qui passe, cette vue avec ce soleil qui irradie les montagnes. On rigole de nos langues respectives. On parle anglais, slovène, français,  espagnol. On kiffe vraiment.

Et après ces quelques heures a faire le tour de ce lac incroyable, on a bien mérité  une petite douceur. Elle me fait découvrir un dessert local : un kremsnita. OMG une putain de tuerie. Genre pâte feuilletée, flanc, crème fouettée, re pâte feuilletée et sucre glace. Boo-yah. C'est moi qui le commande au serveur genre "Evo kremsnito in evo kavo prosim ". Easy. Hvala mec.
En plus de se régaler le soleil s'invite a la partie. Je suis comme un chat, j'me love sur le radiateur la face au soleil. J'admire le lac et ses reflets. Perfect moment.
Et puis cest lheure de rentrer. On se met chacune sur deux places dans le bus pour pouvoir siester tranquille au soleil. Je ne dormirai finalement pas. J'ecouterai du son en admirant le couccher de soleil sur les montagnes. Mode nostalgique activée. Le crépuscule ça me fait toujours ça. Mais c'est une belle nostalgie. Pas de larmes versées. Trop facile.
On passe s'acheter un burek en passant, au fromage. Le burek, c'est genre le snack des balkans. Ca a été inventé par les bosniaques et retravaillés par tout le monde. En Slovénie tu trouves des burek au fromage, à la viande, aux épinards, à la pizza (fierté nationale haha) et à un espèce de gros chorizo qui est typique de Ljubljana mais j'ai oubié le nom. Ouais, je trouve que c'est à coucher dehors et alors ? J'arrive à peine à bafouiller des mots d'anglais alors le slovénien, je prends le temps.
Bref, le burek .. je pense que ça pourrait aisément pallier à la faim dans le monde. Comme beaucoup de chose ici. C'est un genre de friand mais en plus gras. Mais hyper bon. Rempli de ricotta. Connaissant mon mour pour le fromage, ça n'étonne personne que j'ai trouvé que c'était une petite tuerie. On discute un peu avec Ana, le jet lag fait que je suis vite fatiguée. Haha. Une petite douche et au lit.
Ce soir deux voyageurs mâles sont arrivés. Je les ai entendu mais j'ai pas eu le courage de sortir du lit pour leur faire un poutou. Moi une feignasse ? Noooope.

Jeudi 24 mars 2016.




jeudi 24 mars 2016

La ville, le froid, le kiff.

Ce matin réveil aux aurores. Je dois quitté l'appart  en même temps qu'Ana  qui va au taff, autant dire que 7h15 ca pique le fion. Le ciel est gris ca a l'air de peler sévère, je mets ma petite laine. Ana me prête son vélo, plus rien ne peut m'arrêter!
Il y a un petit vent d'enfoire, j'en ai enfilé les gants. Je cherche un petit coin pour déjeuner, j'ai pas eu le temps ce matin. Je m'arrête dans un bar de sportif a côté du parc tivoli. J'attache mon vélo non sans peine .. Non il est pas tombé  par terre lamentablement, n'importe quoi !

Je suis la seule dans le boui boui a cette heure ci , petit croissant de la mort qui tue et expresso pour me réveiller.

Oui, j'ai encore les yeux collės et alors ? Selon mon horoscope chinois MON heure, c'est onze heures. Cest pas moi qui l'invente.

Je traîne un peu, le serveur me file des prospectus et me souhaite un beau voyage dans son pays. Merci l'Ami.

J'enfourche mon fidèle destrier, et vais rouler un peu dans le parc. C'est joli. Tout le monde est avec son vélo, ou promène son chien  ou est en roller  ou trottinette.  C'est paisible.  Je kiffe. Avec le soleil en plus j'imagine même pas.

J'arrive dans le centre historique, je note dans mon téléphone l'adresse et des repères pour savoir où j'ai posė mon vélo, s'agirait de pas le perdre. Nous connaissant moi et mon sens de l'orientation vous comprenez j'imagine.

Les bâtiments sont trop beaux, les couleurs, l'architecture, la rivière qui coule, le château en fond, les églises : je suis fan. Tout est trop bon. Je me vois a mort vivre ici. Les petites boutiques sont trop canons. Avec des vitrines originales et des produits tops. Je rentre pas a tous les coups pour pas craquer. Je reviendrais une consommatrice effrénée  ici si je m'écoutais.

Malgré le froid qui me saisit quand le vent souffle  fort, je profite pleinement de la ville.

Quand sonne midi, mon estomac est au garde a vous. Il est réglé comme du papier a musique celui ci. J'me cherche un endroit bon et sympa. Surtout que juste avant je m'etais balladė dans le marché  des halles. Entre la charcuterie, les fromages, les desserts, les fruits secs, les fraises énormes et j'en passe, je sais que je vais bien manger ici.

Je m'arrête au Gujzina. Je suis frigorifiée a ce moment la. Une serveuse me parle en slovène. Comme beaucoup d'autres aujourd'hui.  Moi qui pensais faire touriste a 100km.. loupė. Mais comme elle ne parle pas anglais, elle m'envoie le serveur.  Magnifique comme a peu près tous les slovènes. Filles et garçons.  Il a du mal a comprendre mon anglais incroyable .. étrange haha.

J'ai du mal a choisir puisque je comprends pas la moitié de la carte, ma foi avec les conseils avisés de Mister Slovenie, je pars sur des gnocchis aux champignons. OMG. Orgasme culinaire bonsoir. La sauce est incroyablement  délicieuse.  Je savoure chaque bouchée  qui me réchauffe au passage. Merci la vie. Je prends un petit thé, choisit parmi une sélection  d'une quinzaine que le serveur m'a gentiment amené , qui continue de me réchauffer doucement.

Il est déjà quatorze heures, je paye et je file au château. A pied. La cote est raide je suis un peu essoufflée arrivée au bout, mais ça a le don de me réchauffer. La vue de la ville est sublime, dommage qu'il fasse gris. J'entre dans le château, je prends un guide audio pour avoir quelques infos. J'ai sacrément bien fait. J'avoue ne pas avoir tout retenu mais j'en ai appris des belles sur Erasme et Georges.

J'vous la fait courte.

Erasme, un mec super intelligent mais un peu nerveux a tué un général de guerre a Ljubljana. Ses potes sont pas super ravis, il l'enferme dans une prison du chateau. Les prisons je les ai visité c'est pas grosse ambiance un. Mais le mec arrive à soudoyer un garde qui lui montre le passage secret. Erasme s'échappe et retourne dans son chateau fortifié. Les mecs décident d'assiéger la ville pour que les villageois meurent de faim et que ce soit grosse révolution. Genre mai 68 mais en plus violent. Mais, Erasme il avait fait construire un passage souterrain avant. Pas le con le type, on vous l'a déjà dit. Donc ils allaient easy a la Biocop du coin pour se ravitailler. Alors pour se foutre de la gueule des méchants, il leur envoyé des cerises fraiches sur la gueule ou autre noix de pécan. Sacré lui. Mais du coup, les boys ont changé de tactique. Ils ont soudoyé le valet d'Erasme, cette petite pute. Il devait leur dire quand Erasme allait poser sa pêche. Ce qu'il fit, en mettant une bougie a la fenêtre. Une fois sur le trône, tous les mecs envoyèrent des boulets de canon sur les chiottes. Et bim, comme a dit le mec de l'audioguide, ce fut la fin tragique d'Erasme.
Pour Georges, c'est un autre délire. En fait, à Ljubljana, il y a toujours eu dragon qui effrayait la ville. Et tous les ans, pour le détendre, il lui filait une vierge a bouffer. Pas le signe astrologique, tu m'as compris ? Et cette année, c'est tombé sur la Marguerite. Fille du roi. Le roi est pas chaud pour filer sa fille comme ça. Alors il lance un concours. Celui qui terrasera le dragon aura le droit d'épouser sa fille. Marguerite doit être soit abrutie soit pas jojo, parce que ca se bouscule pas des masses au portillon. Mais Georges finit par se pointer. Il y va avec sa petite lance, et au bout d'une "lutte acharnée" il lui enfonce sa lance dans le gosier. Fin. Il épouse la grosse Marguerite et c'est parti pour Saint Georges par ci, Saint Gorges par la.
En tout cas le coup du dragon, ca explique pourquoi c'est le symbole de la ville. Il y a deux statutes énormes sur un pont, et la légende veut qu'ils battent des ailes quand une vierge passe. Ca fait des centaines d'années qu'ils ont pas remué un cil .. tirez en les conclusions que vous voulez.

La visite du chateau est super intéressante. On en apprend pas mal sur toute la slovénie et son histoire. J'ai pas tout tout lu, rapport a ma fatigue, mais bien. En plus, le chateau est sur les hauteurs de la ville .. c'est juste waouw. Je monte en dernier dans la plus haute tour, 400 metres au dessus du sol, et le soleil commence à se coucher. Vue un peu plus dégagée sur les montagnes enneigées. OMG. Le vent souffle mais j'en ai plus rien à foutre. C'est magnifique. Vue a 360, a couper le souffle. Je kiffe.

Mais il va faire nuit, ca va faire des heures que je suis là, je décide de rentrer. Le soleil met du temps a vraiment se coucher. Il innonde la ville de ses rayons et pose sur elle des couleurs incroyables. ELle est époustouflante. Le ciel est en feu. Je me pose longtemps sur le pont les bras croisés, à admirer ses couleurs et a sourire bêtement. La fatigue disprait en un claquement de doigt, je suis refaite.

Heureusement d'ailleurs.

Puisque mon coquin de sens de l'orientation va me faire sa blague fétiche : me perdre. En sortant du chateau, je suis a 5minutes de mon vélo. Mais je décide vaillament de partir dans le sens opposé. La nuit s'invitant je demande à des gens ma route. Je tombe sur les trois seuls Ljubljanais qui ne parlent pas anglais.

Malédiction quand tu nous tiens.

Il fait nuit noire mais je n'ai pas peur. Je sais et je sens que la ville est safe. Je finis par trouver quelqu'un qui veut bien m'aider : elle m'indique la route. Je finis par trouver la place tant recherchée.

Pleins de jeunes affluent aux portes d'une église, c'est l'heure de la prière. Grosse grosse ambiance. L'église est remplie, de beaucoup de jeunes notamment. Je suis bluffée. Ca fait la queue au confessionnal, il y a du péchés au kilomètre carré.

Je récupère mon vélo qui m'a sagement attendu et c'est parti. Retour à la maison dans le froid et sans lumière. Je vous passe l'épisode où je suis tombée dans un virage. En deux temps Chachou, comme tu aimes. La gueule dans un buisson de ronces. Beau moment.

Il est 19h30, j'ai pas de nouvelles d'Ana, je suppose qu'elle est encore au boulot. Je vais dans un bar pour me réchauffer : je prends un thé, ma nouvelle routine visiblement. Il y a que des hommes dans le boui boui, mais je suis pas emmerdee. Ou j'ai rien compris, remarque. Je boutique sur internet, et a 20h30, je l'appelle finalement. Elle est à la maison, elle m'attend. Elle m'avait envoyé deux textos que je n'avais jamais reçu. Bon.

Je me fais des pâtes vite fait. On devait sortir mais elle a du boulot en retard, et j'avoue que ça m'arrange. J'ai passé plus de douze heures à arpenter les rues dans le froid, je suis un peu chiffon. Je pensais manger et aller m'affaler pour une nuit bien méritée. Mais on se met a discuter de pleins de trucs avec Ana, en sirotant une bière de Prague. On s'entend vraiment bien .. je suis contente.

On éteint les lumières vers 23 heures. Plus de Tata. A demain.





















Mercredi 23 mars 2016

mardi 22 mars 2016

La Slovénie , ça vous gagne.

Cet après midi apres avoir manger un repas digne d'un resto de fruits de mer #Tontonlouisstyle , Moman a pris son courage a deux main et la super polo pour m'emmener a la Roche sur yon. J'vous passe ma vie incroyable du moment, les larmes de Vivie, les rencontres de oufs, les moments incroyables et suspendus et les aurevoirs que je préfère garder pour moi mais le coeur y est #tropdelove.

Ouais cet article sera sous le signe de Kohlanta avec du hashtag en veux tu en voila. C'est mon blog de toute facon j'fais c'que j'veux d'abord.

Bref, a l'aeroport, comme dhab' je me fais fouiller mon sac a dos pendant 8 plombes. Le fameux pain de savon suspect. Elle marche toujours celle là #elleestdebonnefacture. Petit sanouiche au saucissons dégueulasse , une bouteille d'évian a 10euros, et c'est parti kiki. Mini budget = mini porte d'embarquement =mini avion. Y a deux rangées de deux. L'avion de barbie ma gueule #loveforesti.

Je suis toute seule sur ma mini rangee, j'me dis que je vais pouvoir dormir. C'était sans compter sur ma bonne Françoise. Elle s'assoit à côté de moi, on commence a se taper la causette. Bon feeling direct. Devinez d'où elle vient la Fanfan ?! J'vous l'donne en mille j'vous l'donne en 100 .. de Poitiers !

 Le monde est petit qu'on vous dit.

 Elle aime bien discuter, et moi j'aime bien l'écouter #combogagnant. Tanpis pour la sieste. Elle me lance des clins d'oeil rieurs et me file son adresse en France pour que je passe la voir "Parce qu'on s'entend drolement bien" comme elle me dit avec ses yeux malicieux. 80 ans la Fanfan, elle les fait pas. Elle va rejoindre sa fille pour des petites vacances. Sa fille elle habite la bas depuis deux as et demi. Elle me vend le pays comme personne. Déjà que j'avais un avis plus que positif, je suis toute excitée. Elle me file un énorme smile. L'heure et demi de vol passe à une vitesse folle. Je regarde par le hublot, on survole les montagnes enneigées. #Sublimance.

On atterit tout doucement, au milieu des montagnes et des pins. Avec ma nouvelle copine, on s'attend pour récupérer nos bagages. Elle me présente sa fille, qui me propose de m'emmener jusqu'à chez Ana.

Ma couchsurfeuse.
Suivez un peu.

 J'accepte, et elle me vend encore plus ce pays qu'elle ne veux plus quitter. C'est safe, c'est beau, les gens sont sympas. "Vous pouvez faire du stop en bikini qu'il ne vous arriverait rien". Easylife. Il y a une super bonne vibe avec la personne, je suis fan assez rapidement. Elle est douce, elle est interessante. Elle me dit que Ljubljana  eu le prix de la ville la plus verte cette année, voitures interdites en centre ville. Juste droit aux vélos et aux bus. Oh yeah.

On arrive a destination. Je leur fait un énorme calin et les remercie chaleureusement encore une fois. Je leur dis que si la suite ressemble à ce début de voyage il va etre très prometteur et plus que merveilleux.
J'enfile mon sac a dos et me dirige vers le centre ville. Ana est au travail, on devait se rejoindre la bas. J'essaie de l'appeler plusiquers fois, mais un mec en slovène a l'air de me dire que mon numéro est pas attribué.

Fuck.

J'essaie d'appeler en France, ca fonctionne. Je tente plusiquers trucs en vain. Pour me rendre compte, ALERTE SPOILER, que j'avais en fait oublier un numéro en le recopiant. On dit merci quiiiiiii ??? #Je suisunbouletetjevousmerde.

J'arrive en centre ville. Le ciel est couvert, il fait frais, mais je suis heureuse. Je regarde les gens, les écoute parler slovène. Va pas être évident cette histoire. Les gens sont beaux je trouve, et ont l'air vraiment sympas.
J'arrive au plein centre, à la recherche d'un Mac do à la base pour communiquer avec Ana via internet. J'me pose dans un parc parce que mon dos commence à douiller. Et j'me rends compte de la boulette du numéro. J'appelle Ana qui me baragouine un truc en slovène. Je lance un "Hi" pas très assuré. Je sens son visage s'illuminer via le combiné. Je suis pas loin d'elle .. elle dit autre chose en anglais. " I wait you here ?" Ouais, ok. Ca va etre plus compliué que prévu. Les mots viennent pénard en espagnol. Claro.

Elle a l'air adorable, on a un super feeling cash. Bon j'ai trop de mal a sortir des phrases alors ca me gave. Mais on rigole vite ensemble, on se fait des blagues. Ca va être bon ça. Elle m'emmène sur la place prinipal pour voir des sportifs slovènes. Des spécialites du sport d'hiver : saut a ski, snow, biathlon, j'en passe et des meilleures. Ils sont tous plus beaux les uns que les aures. Tout le monde prend son petit selfie. Ana m'explique que c'est vraiment une institution et de vraies super stars ici. C'est LEUR sport quoi.Je lui dit que nous c'est le foot .. moins glam je sais.

On rentre chez elle en bus. On se parle de nos vies, des amours. Elle a malheureusement cours d'allemand ce soir et moi j'ai juste envie de dormir a en crever, donc on verra demain pour une discussion plus en profondeur.
Demain j'ai quartier libre a 7h15. Elle me file son vélo et en avant guingan. J'ai hate.

C'est un super premier jour. J'ai une énergie incroyable ici. Le lieu ou les évènements de ma vie, je sais pas. Mais c'est fucking bon. #bilingue.

Lundi 21 mars au mardi 22 mars 2016