jeudi 15 octobre 2015

Une journée parfaitement parfaite.

Aujourd'hui, je prévoyais d'aller au Parc del Cajas. Pour pas changer. J'ai réussie a me lever, a peu près à l'heure voulue. Je marche de la maison jusqu'à l'endroit où je dois prendre le bus : je passe le rond point, le parc, l'église. Et pof, le bus n°7 m'attend déja. Haha. Trop synchro. J'arrive au terminal. J'fais la queue devant la guitoune (ndrl : mot non utilisé depuis janvier 1974, à Vesoule.) où il y a inscrit Guyaquil-El cajas. Et quand vient mon tour, le mec me dit que "Non, le bus ne s'arrête pas au parc." Alors pourquoi c'est écrit là en GROS ?!
Un vieux monsieur m'indique qu'au portail 4, je dois demander au bus Oriental, eux devraient m'emmener. Oui, j'en donne des détails aujourd'hui .. ça pose un problème à quelqu'un ? Haha. J'attend donc là, de l'autre côté de la barrière. Une bonne demi-heure. Je sais que si je pars après 10heures pour le parc, ça fait trop tard. Pas d'bus à l'horizon, j'tente de voir directement avec le chauffeur de bus de l'autre entreprise qui refuse aussi. Je décide donc de monter dans le bus pour Sigsig. Ouais, j'suis une ouf moi.

J'demande à mon voisin à combien de temps c'est ? Deux heures. Ah oui, quand même. Vamos alors. Un type est en train de faire un quizz sur l'Equateur je crois et fais gagner des pierres et des chapelets. Julien Lepers et ses encyclopédies sur les lombrics n'ont qu'à bien se tenir. Le trajet passe rapidement. Les paysages sont superbes. Ces montagnes de différents verts, ces petites maisons colorées sur leurs flancs, les rivières qui coulent au milieu. J'aime assez. On passe notamment deux villages pleins de charme : Chordeleg et Gualaceo. J'hésite à m'arrêter, mais j'ai envie d'aller à Sigsig.

J'arrive finalement. Il est midi, je décide d'aller manger. Je fais un petit tour de la ville, me laisse aller où mon instinct m'emmène. Il y a pleins de femmes avec de la paille à la main. Ouais parce qu'ici, le panama c'est un peu le gagne pain de toutes les femmes de plus de 60 ans. Et elles les tissent à la main, avec une dextérité incroyable.

Bref, je trouve un petit boui-boui pour manger. J'me régale pas mais ça passe. J'ai de plus en plus de mal à manger la bouffe locale d'ailleurs, va savoir pourquoi. J'espère que ça va m'passer une fois au Pérou, sinon on n'est pas dans la merde. Pendant mon repas, à la télé, passe une émission américaine de haute-voltige : 3 mecs partent sur les pas du Yéti en Alaska. Je ricane 5 minutes, et bizarrement j'me prends dedans. J'ai envie de savoir si ils vont finalement le voir ce connard de Big Foot qui jette des troncs sur les gens (sisisi !) .. mais la patronne change de chaine et nous met les dessins animés ! Roo l'autre hé!







Je quitte le resto, un peu barbouillée. Et vais me poser sur un banc, dans le parc en face du resto. J'enregistre un message sur whatssap (pour les plus anciens, c'est comme le minitel) et deux petites filles me regardent en riant. Je vois qu'elles essaient de s'approcher pour savoir quelle langue je peux bien parler. Je leur dis en souriant que c'est du français. Elles font les gros yeux et explosent de rire. Elles viennent donc plus près et on commence à discuter. Bérénice et Monica. 10 et 11 ans. Elles me posent des milliards de questions et moi aussi en retour. Sur l'école, les garçons, leur famille. Monica me dit qu'elle a 15 frères et soeurs. Ha oui c'est pas mal déjà. Mais c'est une famille recomposée. J'apprend qu'il y a deux types d'uniformes : celui de tous les jours et celui pour faire du sport. Je comprends enfin pourquoi certaines petites filles sont en jupettes et d'autres en jogging. Ca dépend du jour. On rigole bien. Monica est espiègle et très drôle. Bérénice est un peu plus sage et timide. Elles me demandent "On est copines maintenant?". Adorable. Bien sûr, les filles. On passera une heure, sur le banc, à se raconter nos vies. Et puis, elles me demandent l'heure. 15h. Aouch, elles filent à une vitesse incroyable. Un bisou, elles s'éloignent et me se retournent pour me faire un signe de main. Ciao les filles. Merci pour ce beau moment.




Et puis, mon estomac s'est remis du combo Chorizo-patates-riz, et je vais faire un tour un peu plus haut dans la ville. Les montagnes sont toujours belles, j'vous re saoûle pas avec ça, z'avez compris.
Et j'aperçois trois enfants jouant dans une benne, où ils ont emménagés une balançoire.

Et une vieille dame en train de tisser. Je m'approche et lui demande si je peux la regarder. Elle accepte. Je lui pose pleins de questions. Elle fait ça à la vitesse de la lumière. J'arrive pas à comprendre. Elle me propose d'essayer. Bah oui, pourquoi pas. Je comprends à peu près le principe, mais le fait à ma sauce un. Du coup, c'est pas du tout serré et bah ça a pas de gueule. Au bout d'une heure, j'me débrouille un peu mieux, mais niveau rapidité, j'repasserai. Du coup, Dolores, me propose de rester ici et de me trouver un mari et d'apprendre à tisser. Parce qu'à 25 ans toute seule, c'est un peu louche dans le coin. Son gendre s'y met aussi, et alpague à son fils de 13 ans "Hey, regarde, elle cherche un petit ami, ça t'dit?". Putain mais ça pourrait être mon fils, arrêtez vos conneries. Angel me répète plusieurs fois que si je reviens ici, ils m'accueilleront avec plaisir. Ca me touche. Les petits sont aussi adorables. Je passe vraiment un beau moment. Je demanderai à Dolores si je peux la prendre en photo, elle refusera. J'peux comprendre. Je respecte son choix et on continue de discuter.


Je finirai par les laisser là, devant prendre mon bus pour pas arriver trop tard à Cuenca. Il fait toujours soleil, et j'me sens heureuse. Cette journée et ces rencontres me rappellent pourquoi je suis là et ça fait du bien.

Je rentre sans problèmes et de nuit à la maison d'Andres. Crevée. Il me dit que ce soir, on a une soirée chez des amis et qu'ils ont prévu de la bouffe pour moi : j'peux pas refuser.

Bières, match Equateur-Argentine, barbecue délicieux, purée de patates. On a gagné 2-0 en Argentine, chose qui n'est jamais arrivé. On a fêté ça dignement.. ou pas. Bien trop de mélanges, bonne ambiance, des chorés en veux-tu en voilà, une Rachou increvable, et un énorme trou noir à partir de 3heures du matin. Ca faisait longtemps. Le lendemain a été un putain de Chuchaki de la mort qui tue. On est 4 à être restés chez le pote, on était tous un peu crevés et encore saouls de la veille, on a été mangé ensemble au marché. Un moment d'anthologie. On a rit mais rit. Et fais du toboggan aussi. Et dormi dans l'herbe. Et un peu sur le sol de la maison avec le chien aussi.

Bref un bon jeudi-vendredi comme on les aime. Rachel de La Rochelle a fait honneur à la France. Haha. Ou pas.

Jeudi 8 octobre et vendredi 9 octobre 2015



Cuenca, la ville, mon lit et moi.

Ce soir c'est dimanche, et j'me décide enfin à quitter la capitale. Je prends deux bus d'une heure chacun pour arriver au désormais célèbre terminal de Quitumbé. Je vais acheter mon ticket pour ce soir : je demande à un premier guichet, c'est douze euros et neuf heures de bus. Ok, donc l'idéal c'est de le prendre à 21heures. J'demande à un autre guichet pour voir si les prix varient, ce sont les mêmes. Banco. Je paye mais ne fais pas gaffe à l'heure. 20h15, ca me fera arriver à 5h15. C'est un peu tôt mais encore gérable.
Le bus est sympa, mais j'suis un côté d'un monsieur costaud et les places entre les sièges sont infimes. J'me sens un peu oppressée. Haha. Et le petit plus periglioni : ils nous passeront les deux Expendables à la suite. Le deux en premier bien sûr. Je serai contnte d'y apercevoir mon vieux Chuck Norris. Je somnole un peu. Et à 3h du mat', j'vois tout le monde qui descend du bus. Je regarde par la fenêtre. Oui, oui, c'est bien ça, on est arrivés à destination. Un chouya en avance sur mes plans.
Pas grave, je me trouve trois sièges de libre. J'me fais mon petit lit et continue ma nuit. A 5h du mat', un policier vient me réveiller en me demandant de m'assoir correctement. Oui m'sieur l'agent. De toute façon, j'vais pas tarder à y aller.

Andres ne m'a pas expliqué où je pouvais prendre un bus, donc je dois prendre le taxi. Une chose très importante : je déteste prendre le taxi toute seule. J'ai l'impression d'être une grosse bourg' à ne pas vouloir me mêler à la population. Haha. Me demandez pas pourquoi. Il me dépose au croisement que je lu indique. Le soleil est en train de se lever, c'est beau. J'me dis que des fois ça a du bon d'être réveillée de bonne heure. J'appelle Andre en espérant ne pas le réveiller, il est 6h pile. Tout va bien, il vient me chercher dans la rue encore en pyjama. On discute un peu, mais il doit aller au travail. Le courant passe bien tout de suite. Il est tout petit et rigole tout le temps. Moi j'me douche, et au dodo.
J'me recouche jusqu'à midi. On va déjeuner ensemble avec Andres. Dans une petite cantine à côté de la maison. Elle nous dit qu'il y a de la purée en accompagnement. J'suis comme une folle c'est mon plat préféré et ça fait un bail que j'en ai pas mangé. Le plat arrive, et il y a l'équivalent d'une cuillère a soupe de purée noyée dans la tonne de riz. Dégoutée. Haha. Et en bonus track, on a droit à une cuillère, à café ce coup ci, d'un dessert. C'est l'intention qui compte et ça fait plaisir.
On reste un moment à discuter ici, mais Andres doit repartir travailler.

Moi, j'vais aller me balader en ville. Andres m'accompagne jusqu'en bas des ecaliers qui montent au centre. On passe devant le Parque de la madre. Super sympa. L'ambiance est tranquille ici, on sent qu'il fait bon vivre. Et c'est super agréable.



Comme à mon habitude, je laisse mes jambes aller où elles veulent. Les rues sont colorées et j'aime bien ces bâtiments coloniaux. Les gens sont tranquilles. J'atterris devant une immense cathédrale, avec un petit parc en face. Je rentre curieuse de voir ce qui se cache à l'intérieur. Tout est en marbre et or. Il y a des écrans plats partout. Des photos et des statues du Pape en mode YOLO, j'me marre. Et qu'on m'dise pas que l'église n'a pas un rond. Les vitraux sont beaux. Sacré truc.  Ici, Andre m'en avait parlé, ils sont super croyants. Et ça se ressent vachement.






YOLO!

Je me suis arrêtée sur une petite place devant une église. Chaque personne, si elle n'entre pas dans l'église, fait son signe de croix en passant devant. Vite fait comme ça, sans s'arrêter.
Tous les grands bâtiments qu'on remarque ici dans la ville, sont des églises, ou des lycées catholiques. Et il y en a un max.
Et ma petite pépite, les pubs géantes avec des photos (Oui, oui des photos) de Jésus avec une petite phrase de la Bible en cadeau. Magic Jesus.

Je m'arrêterai prendre le gouter dans un petit café. Un chocolat chaud, une tarte à la mûre. J'me régalerai. Et cet endroit deviendra mon coup de coeur pour un dessert. J'y retournerai quelques jours plus tard, pour une tarte au citron meringuée.  J'me dirai que j'ouvrirai bien une boulangerie-patisserie ici. Avec du bon pain français et des éclairs au chocolat. Haha. Nouvelle lubie, bonsoiiiir.

Par contre, je m'attendais à trouver plus de street art dans les rues. Il y en a un peu, mais pas très bien réalisés je trouve. Même si les bords de la rivière sont très sympas, ça manque un peu.






Je passerai donc un super après-midi et déciderai de rentrer sur les coups de 17heures. Je me perdrai évidemment. Je finirai par mettre ma fierté de côté et demander mon chemin. Pour m'entendre dire, que l'appart est complètement à l'opposé et que ça fait une demi heure que je marche dans le mauvais sens. J'ai un sens de l'orientation génial. Mais j'le savais déjà. J'arriverai finalement à l'appart sur les coups de 19h30. Passant devant une église illuminée qui surplombe la ville, beau spectacle.

Je ferai des pâtes carbo, pour pas changer. On se régalera, et on ira dodo.

Le lendemain, je prévoyais d'aller au Parc del cajas. Mais, mon lit m'a pris en otage. J'me suis levée trop tard pour y aller. J'en ai donc profiter pour appeler ma famille et mes amis; organiser la suite du voyage, enfin essayer; matter des vidéos. Bref, journée anti-productive et geek à souhait mais ça fait du bien. Le midi, j'ai mangé avec Chacha sur skype. Bah, ça fait plaisir. Reviens manger à la maison quand tu veux, un !
Le soir, petite bouffe chez des amis d'Andres. Pour le départ de la meuf de son cousin en Espagne. Elle part avec les enfants rejoindre son mari qui est parti faire ses études là bas. Un sacré chamboulement. J'me mets à la place de leur fille de 16 ans, ca doit pas être facile. Et ça m'rend nostalgique. On passe une bonne soirée. On s'mange un petit risotto de fruits de mer dont j'suis pas hyper fan, et un petit gâteau au chocolat. Petite note : ils venaient tout juste de mettre le sapin de Noel. Oui début octobre. C'est pas des rigolos, moi j'te l'dis.

Mercredi, mon réveil n'a pas sonné. Du coup matinée au calme. J'irai déjeuner dans la petite cantine d'à côté et irai me balader de nouveau dans le centre. Je me poserai pour finir mon livre dans le parc de la madre. J'me ferai alpaguer trois quatre fois par des gens pour me vendre des trucs ou faire de la charité. Y'a du vendeur à la sauvette ici. Je m'amuserai à voir les gamins faire de la tyrolienne et les parents rirent avec eux. J'adore les ambiances de parcs. Et puis, j'irai me balader dans d'autres rues. Toujours enchantée par cette ville. J'me ferai arrêtée par un vieux monsieur qui me demande si j'suis argentine. Non, française cher ami. On discutera un petit moment tous les deux. Contente de voir qu'ici aussi, les rencontres fortuites et sympas existent bien.








Je rentre à la maison, avec quelques courses, bien décidée à aller le lendemain à ce fameux parc. On se fait une petite bouffe avec le Andres : ceviche de crevettes, patacon, chifles, crevettes panées. Et on ouvre les bières que j'ai ramenées. Un délice.

Pour conclure : Cuenca ? J'achèèèèèèèèète.

Dimanche 4 octobre au mercredi 7 octobre 2015.



lundi 12 octobre 2015

La musica, la vida.

Pour vous faire un peu patienter, j'vous ai fait une petite playlist des chansons que j'ai pu croiser, danser, chanter, le plus souvent en Colombie et Equateur au fil de mes rencontres et des rues.
J'ai un petit problème avec mon ordinateur et ne pas charger de photos .. donc en attendant : Appréciez.



mardi 6 octobre 2015

Une semaine a Quito et ses environs.

Le lundi, j’ai vu les copines. Les copines argentines : Clara et Stephi. On a mangé végétarien. On s’est régalé. Vous connaissiez vous le potiron grillé au four ? Bah moi non, et j’ai adoré. On s’est raconté nos petites histoires de filles. Et elles m’ont appris à faire un petit livre. Il est pas trop canon ? J’suis fan. J’essaie d’en refaire un dès que possible. 


Et puis j’suis allée rejoindre Joel. Ca y est je crois que c’était la dernière fois que je dis au revoir aux gérants de l’hôtel. Espérons que ce soit la bonne. 
Comme d’hab’, j’ai pas pris le bon bus. Et j’me suis donc pas arrêté au bon arrêt. Mais j’ai rencontré une dame fort gentille qui m’a accompagnée jusque devant la porte de la maison de Joel. Elle a attendu avec moi, dès fois qu’il viendrait pas. Mais je crois surtout qu’elle voulait savoir qui était mon ami mystérieux. Haha. Bref, Joel a fini par arriver. On s’est tous fais un bisou. Et ciao, bye-bye. 
Il vit al Tingo, un petit village a un peu moins d’une heure de Quito. Plutôt calme. Il a une petite baraque au milieu des champs, avec ses deux petites chiennes qu’il a adopté. Je tombe amoureuse de la petite. Elle est trop choupi. 



Je m’installe, on fait connaissance. Parce que finalement, oui, on ne se connait pas. On se fait des pâtes bolo. Pénard. Il me laisse sa chambre et dort dans le pouf dans le salon. Sympa l’accueil. 

Mon arrivée emmènera deux choses. La pluie. Et les chiens qui veulent sauter la petite chienne. Et qui se battent toute la nuit entre eux. Empêchant Joel de dormir. Moi ? Non, rien peut m’empêcher de roupiller. 

Et puis les jours suivants, on vivre tranquillement. Au rythme de la fabrique de bière. Oui, parce qu’il fabrique de la bière artisanale. Depuis peu. Il lance un peu son bizz, alors y’a pas mal de trucs qui sont encore en rôdage. On va voir les clients, on fais des livraisons en bus et en taxi. On ira notamment  dans un bar à bière : La reserve. Un endroit génial, avec de la bonne bouffe et un staff sympa. Je deviens fan d’une des bières de là-bas : une bière brune Monky Brew. Le gout divin et le designe a tomber. On rencontre le fondateur. Un petit bonhomme avec une grosse moustache. Adorable. On se bouffe un hamburger, comme quasi tous les jours de cette semaine. Mais pas des hamburgers de merde un. Tu sais les bons burgers fait main, comme on mange à la maison. Et pas que : des bonnes pizzas maison, des lasagnes délicieuses. Bref, j’me suis goinfrée et régalée. 

On a aussi mis en bouteilles. Un grand moment. Ah bah j’vous dis, il débute alors il a pas beaucoup de matos. On embouteille à la main messieurs dames. On fait notre mic-mac avec les tuyaux, la bière d’un côté, le CO2 de l’autre. Et on remplit. Et une fois que c’est rempli, faire redescendre la pression, très important. Sinon c’est .. éjaculation précoce bonjour.  Et tu fous de la mousse partout. Et après, on met la capsule et on la ferme .. à la main toujours. Ca c’est mon truc préféré. Et après, tu relaves les bouteilles. Tu les sèches. Tu les étiquettes. Vis ma vie de metteuse en bouteille quoi. 


Et le vendredi soir, on s’est décidé à aller à Quito pour voir un concert de Jazz. Qui n’en était finalement pas un. C’était deux types qui grattaient un peu de guitare et qui faisaient plus de pauses qu’ils ne jouaient. Mais le café était vraiment sympa. C’est un café vidéo La liebre. La déco est sympa et l’ambiance aussi. J’ai pris un chocolat chaud parce que moi j’suis une gue-din. Mais surtout parce que je ne pouvais plus rien avaler. Juste avant, on était passé dans un autre bar Le bandido brewing. Un bar tenu et fréquenté par des gringos. Mais super ambiance. On a gouté toutes les bières, prestige oblige. J’ai bien kiffé celle de blé. Douce avec un petit goût d’agrumes. Ils font aussi leur propre bière. Et on n’a pas hésité à commander .. un burger ouiiii !! Haha. Délicieux. Avec des frites maison et une petite sauce citronnée. 

Ah si, un de ces soirs on s’est aussi matter un film. Un des préférés de Joel. Burt Munro. Un film génial sur un Anthony Howpkins parfait. C’est l’histoire d’un vieux monsieur de Nouvelle Zelande qui a un rêve : être le plus rapide sur un circuit à Bonneville aux States avec son Indian, une moto qu'il a fabriqué lui même. Hyper touchant et hyper beau. Ca donne foi en l’humanité et ça te laisse croire que quand tu le veux tout est possible. J’ai versé plus d’une larme, j’vous l’annonce. A regarder de toute urgence. 

Et le samedi, on devait aller escalader avec son cousin, mais moi j’avais pas très envie. Le plan c’était se réveiller à 4h30 du mat pour partir de Quito à 6h. Pour aller escalader des parois toute lisse où pour grimper il faut mettre sa main dans les failles et t’arracher toute la peau. Bref, ça me disait rien. Je lui ai dis que ca ne me dérangeait pas de rester ici toute seule et veiller sur la maison, mais il n’y a pas été non plus. Soit disant qu’il avait mal dormi et qu’il avait des papiers a faire pour la brasserie. Du coup, samedi pépère. A laver la maison, les chiens au passage. Aller faire des courses et manger un bout. 


Un samedi de vieux couples oui. Sauf qu’on n’est pas ensemble. Haha. Je passerai finalement le samedi soir un peu toute seule à la maison, devant un bon film. J’en avais besoin. Un bol de céréales, du faux chavrou. Une bonne douche chaude. Oui, la maison me manque. Mais j’vais repartir du bon pied. J’le sens. 

Dimanche tranquille. A faire des pâtes carbo comme en Italie. Sans crème fraiche, oui messieurs-dames. Et refaire mon sac pour partir (enfin?) de Quito pour Cuenca. 



Lundi 28 octobre 2015 au dimanche 4 octobre 2015

lundi 5 octobre 2015

Un dimanche a Quito.

Aujourd’hui c’est dimanche. J’ai envie de calme et de tranquillité. Envie de parler à personne. C’est journée anti-sociabilité. 

Grasse mat’ bien méritée. A midi, j’dois libérer la chambre de l’hotel. Ce soir je vais chez Joel. Enfin, c’est ce qui était prévu. Vous connaissez mes changements d’avis ? Non, bah v’la un exemple. 

Ce qui est sûre c’est que j’ai une terrible envie de me balader dans le parc de l’Ejido aujourdhui. J’prends le bus jusque là bas, et là ô révélation. Je vois l’enseigne du mac do et sa pub pour un mac flurry avec des vrais morceaux de chocolat d’Equateur. J’entre chez Ronald et me prends un menu à l’ancienne. J’pense aux copines de Poitiers, aux potos de La Rochelle. Et à toutes ces fois où on s’est fait un Mac do. En rentrant de boite ou en sortant du taff à pas d’heure. Ou juste parce que c’est dimanche. Bref, instant nostalgie devant mon double cheese. Je sais c’est pas très éthique et tout, mais putain j’me suis régalée. 

Je file finalement dans le parc. Il y fait un superbe temps. Toutes les familles de la ville profitent des joies de ce p’tit bout de campagne au milieu de la ville. Les enfants s’éclatent et courent partout. Il y a pleins d’activités et de jeux de prévus pour eux. C’est le paradis. Je me pose à l’ombre d’un arbre, et regarde tout ce beau monde évolué. Je m’amuse à voir ce Papa jouer avec son bébé au toboggan. Cette petite fille si fière de montrer à sa maman qu’elle peut descendre toute seule.  Ce petit garçon faire une crise pour un ballon gonflable. Ces deux enfants jouer avec cette voiture à roulettes. Et éclater de rire. Il y a des bulles de savon partout. Je suis bien. Mais ça me donne envie de partager un moment en famille, encore. Bah oui, ils me manquent. 




Et puis je quitte mon arbre et pars faire un tour. Des vendeuses d’orange et de pastèques. D’autres artisans. Et puis, un cercle de personnes qui se marrent. Qu’est ce qu’ils peuvent  bien écouter? Au milieu de cette ronde, deux hommes. Des humoristes de rue. Je reste un moment à les écouter. Ils sont vraiment bons. Je ris de bons coeur. Ils abordent des sujets de société, et c’est super intéressant culturellement de voir ça. Et puis, ce spectacle, qui durait déjà depuis 6 heures a priori, se termine. Les deux hommes nous invitent à aller voir un autre collègue à eux qui fait aussi dans l’humour. On y va tous.

Un jeune homme, malingre, habillé à la Jack Sparrow nous attend. A peine, a-t-il pris la parole qu’il m’interpelle. Et d’où j’viens ? Et est ce que je connais telle ou telle partie de l’Equateur ? Il me lance deux trois vannes. Le ton est lancé. Je serai une de ses cibles préférées durant le spectacle et il ne me lâchera pas du regard. Mais j’men fous. Il est hyper drôle et interagit beaucoup avec le public. On se marre bien. Et deux heures plus tard, c’est déjà la fin. 

Je commence à avoir froid, je rentre à l’hotel. Et puis je décide que j’ai pas envie de faire le voyage ce soir. Je reste à l’hotel finalement. Je préviens Jojo. 

Je regarderai l’éclipse de lune de ma fenêtre d’hôtel. Malheureusement, je rate la soirée je-joue-du-tambour-sous-la-lune-rousse organisé par Xtiano et ses potes. Mais j’matterai un peu la suite du voyage et fais mon itiniéraire pour le Pérou. Haha Tellement hate. 



Dimanche 27 septembre 2015

Retrouvailles colombiennes.

Après ces quelques jours avec Faber .. Oui, encore. Mais ce coup-ci, ça c'est bien passé. Et je l'avais prévenu, mes potes colombiens débarquaient jeudi. C'était écrit. Du coup, il était un peu triste que je l'abandonne une fois de plus. Ca m'a fait de la peine.

A 23heures, un peu en retard sur le plan initial, Daniel et Fercho arrivent donc à destination. Parait que c'est de ma faute s'ils sont à la bourre. Et pourquoi donc j'vous prie ? Soit disant que je me serais trompée dans les indications. Au lieu de dire l'hôtel Santiago, j'ai dis l'hotel San Francisco. Bon. C'est pas d'ma faute je confonds les deux. Comme Igor et Grichka Bogdanov ou Tic et Tac. Mais je leur avais aussi indiqué que l'hôtel se trouvait en face de l'arrêt de bus Hermano San Miguel, donc c'était facile. Bon en vrai il s'appelle Hermano Miguel. Tu parles à un mot près. Bref, moi et ma mauvaise foi, on se dit qu'avec tout ça ils auraient du trouver facilement.

On se couche tous plûtot fatigués.

Le lendemain, je les emmène petit déjeuner dans une boulangerie colombienne. A peine douze heures qu'ils ont quitté leur pays, et ils sont tout content à l'idée de manger un arepa. Haha. Imaginez moi avec mon chèvre-confiture de cerise-pain frais.

Et puis, on décide d'aller à Papallacta. Pas évident de s'y rendre. On prend un premier bus. Puis un deuxième, qui nous dépose au milieu de nulle part. Mais à côté d'un restaurant .. colombien. Of course. Ils sont partout qu'on vous dit. Les garçons sont heureux. On mange bien, les serveurs sont adorables et le lieu joli.
On tente de faire du stop. J'arrache une vieille affiche d'un poteau, inscrit le nom de la ville, un smiley. En avant , Guingan. J'annonce, échec complet. A part des coups de klaxons et des appels de phare, j'ai pas gagné grand chose. Finalement, le bus arrive. Vamos.
Dans le bus, un film passe. C'est l'histoire d'un jeune garçon qui grandit dans la forêt. Entre les loups, les hiboux, les vautours et sa copine l'hermine. Un peu chelou, pas très bien réalisé mais sympa a regarder.

On arrive finalement à Papallacta. C'est un petit village perdu dans les montagnes verdoyantes. C'est calme, très calme. On grimpe un peu jusqu'au centre du village. Moi et mes sacs a dos, on se dit qu'elle est bien longue cette route. On s'arrête à un hôtel demander un peu les prix. La gérante est adorable mais dure en négoc'. On s'en sort pour 8 dollars chacun. A peine le temps de poser les affaires, on file aux thermes. Ici, il y en a pleins. Nous on va aux plus beaux. Oui, on n'se refuse rien.





La route pour y accéder est jolie. On prend des photos, les garçons font les top modèles. Je ris doucement. On a droit à un petit coucou de l'Antisana, un des glaciers du coin. On aperçoit son mont enneigé à travers les nuages. Magique.



On arrive aux thermes à la nuit tombée. L'endroit est sublime. C'est grand luxe les gars. De belles piscines en pierres, des petites cabanes en terre. Charmant. Tout ça au milieu de la montagne, avec la pleine lune qui nous éclaire. On n'est pas malheureux. L'eau des piscines est à température idéale. On profite bien. On s'amuse dans l'eau, on discute, on ricane. On se met dans une piscine d'eau glacée, pour ensuite mieux profiter de la chaleur des autres piscines.




On reste ici de longues heures, et la faim nous rappelle à l'ordre. On se rhabille dans le froid de la nuit. Et on se trouve un petit restaurant. On s'y réchauffe. C'est genre "ambiance chalet de montagne". On apprécie. On se prend une part de pizza : délicieuse au passage. Et on rentre à l'hôtel sous la bruine. On arrive là bas. Trempés, rincés, crevés. On va demande pas notre reste. On se faufile sous les couvertures humides.

Lendemain matin, réveil en fanfare. Le voisin a décidé de teufer sur des tubes de reggeaton. Sympa.
On sort des couvertures, gelés. On décide d'aller petit déjeuner en bas. Ca change d'hier. Les prix que nous propose la bonne dame sont exhorbitants. Pour moi. J'demande ce que j'peux manger pour 2 dollars ? Un café, des oeufs et un empanada ? Ca ira bien. L'empanada n'a de ressemblance que le nom. C'est une espèce de pâte frit, qui a le goût de poisson. J'me ré-gale. Haha.

On prend vite nos cliques et nos claques sans nous laver. On rentre à Quito.

On retourne à la maison à l'hôtel. "La chambre de d'habitude?". Oui faisons ça, très chère. Haha. Tranquille les VIP. On se pose, on se lave, on mange. Il est déjà 16 heures. Qui s'amuse à avancer le temps ? Si j'attrape ce petit chenapan, que dis-je, gredin, j'lui fais bouffer son coucou suisse.

Fercho est parti rejoindre une amie. Nous avec Daniel, on va se balader un peu. On s'arrête à la maison de la culture, il y a pleins d'artistes qui exposent au Théatre. C'est super chouette. Des designers de mode, d'architecture, de bijoux, d'accessoires, de déco. Canon. J'tombe amoureuse d'un design. J'espère vous en dire plus bientôt. On continue notre chemin dans le parc de l'Ejido. Il y a des toiles d'artistes peintres. Je reste scotché devant un. C'est beau, c'est simple, c'est pur et efficace.
Et puis le loulou a envie d'aller à la Plaza Foch. Moi j'aime pas beaucoup cet endroit. Mais il est là pour moins d'une semaine, j'vais pas faire ma relou.

Maitre Daniel par l'odeur allécher, s'arrête boire un café. Moi je mange le petit chocolat à côté. On entre dans des boutiques de rando bien trop chers pour nous. Je repère une paire de mitaine en laine et  polaire géniale, mais pas dans ma bourse. J'me dis que ça doit pouvoir se tricoter. Prochain projet. Haha. Et puis, on arrive à la Foch. C'est samedi, c'est ravioli c'est la fête. Il y a du monde partout, des illuminations. Bienvenue a Las Vegas. Haha. Et puis, on entend une voix divine.  Sia c'est toi ? Ha non. Un groupe de trois personnes est en train de jouer dans la rue. Un jeune et son saxophone, qu'on appellera Pura Pena : PP. Rapport à ce sourire permanent sur son visage. *Joke*. Un papa d'une cinquantaine d'années et sa fille de douze ans. Russes. Le papa joue de la guitare et de l'harmonica. La petite chante et joue de la flûte. Ils ont un répertoire de dingue. C'est génial. On restera ici trois bonnes heures à les écouter. Je verserai quelques larmes. Pour pas changer. Et on ira se manger un burger. Le premier d'une longue série. Haha.

On ira dodo pas très tard. Et le lendemain les loustiques partiront pour Otavalo pour d'autres aventures. Ce fut court mais intense. A bientôt les copains.

Du jeudi 24 septembre au dimanche 27 septembre 2015